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Logo et charte graphique : par où commencer ?

Logo d’abord, charte ensuite ? Ni l’un ni l’autre. Avant de dessiner, il faut savoir ce qu’on veut dire. La méthode, les fichiers à exiger et les droits à vérifier.

Par L’équipe APE Com’
· 5 min de lecture

Beaucoup d’entreprises commencent leur identité visuelle par la fin : un logo fait vite au moment de l’immatriculation, puis des cartes de visite, un flyer, un site, chacun avec ses couleurs et ses polices du moment. Cinq ans plus tard, la camionnette, la devanture et la page Facebook ont l’air d’appartenir à trois sociétés différentes. Remettre de l’ordre coûte alors bien plus cher que de bien démarrer.

Alors, logo d’abord ou charte d’abord ? Ni l’un ni l’autre. On commence par une question.

Avant de dessiner : savoir ce qu’on veut dire

Un logo n’a pas à raconter toute votre histoire. Il doit être reconnu, mémorisé et associé à une impression juste. Pour ça, il faut savoir quelle impression on vise. Avant le premier croquis, on pose toujours les mêmes questions à nos clients :

  • Qui sont vos clients, et qu’attendent-ils de vous : être rassurés, surpris, impressionnés, accompagnés ?
  • Quels sont vos trois concurrents principaux, et à quoi ressemblent-ils ?
  • Si votre entreprise était une personne, comment parlerait-elle ?
  • Où le logo vivra-t-il surtout : sur un écran de téléphone, une enseigne, un véhicule, un emballage, une broderie ?

La deuxième question est la plus utile. Si tous les plombiers de l’Est lyonnais ont un logo bleu avec une goutte d’eau, ce n’est pas une raison pour faire pareil. C’est même une excellente raison de ne pas le faire.

Un bon logo, concrètement

Oubliez un instant le goût personnel. Un logo qui fonctionne passe quelques tests très terre à terre :

  1. Il reste lisible en tout petit, à la taille d’une icône d’onglet de navigateur ou d’une photo de profil.
  2. Il fonctionne en une seule couleur, noir sur blanc, puis blanc sur noir. S’il a besoin d’un dégradé pour exister, il ne survivra ni au tampon, ni à la gravure, ni au fax d’un vieux client.
  3. Il existe en plusieurs versions : horizontale pour un en-tête de site, carrée pour les réseaux sociaux, éventuellement un symbole seul.
  4. Il est livré en vectoriel (SVG, PDF ou AI), pas seulement en JPG. Sans fichier vectoriel, impossible de l’agrandir pour une bâche ou un véhicule sans perte.

Et il ne suit pas la mode. Les dégradés, les ombres portées, les lettres en relief ont tous eu leur heure de gloire. Un logo est fait pour durer dix ans au moins.

La charte graphique : le mode d’emploi de votre image

La charte graphique, c’est ce qui permet à n’importe qui (votre imprimeur, un stagiaire, l’agence qui fera votre site dans trois ans) d’utiliser votre identité correctement sans vous appeler. Pour une TPE, pas besoin d’un document de quatre-vingts pages. Une charte utile tient en une dizaine de pages et contient :

  • Les versions du logo et quand utiliser chacune, avec une zone de protection (l’espace vide à respecter autour) et une taille minimale.
  • Les interdits : ne pas déformer, ne pas changer les couleurs, ne pas poser le logo sur une photo chargée. Une page d’exemples à ne pas suivre vaut tous les discours.
  • Les couleurs, avec leurs références pour chaque usage : CMJN pour l’imprimé, RVB et hexadécimal pour les écrans, Pantone si vous imprimez en ton direct.
  • Les typographies, une pour les titres et une pour le texte suffisent, avec leurs graisses.
  • Quelques applications : carte de visite, en-tête de lettre, signature d’e-mail, publication pour les réseaux sociaux.

Un point souvent négligé : les licences des polices. Une police achetée pour l’imprimé n’est pas toujours autorisée sur un site web ou dans une application. Les polices sous licence libre (celles de Google Fonts, par exemple) évitent bien des surprises.

Dans quel ordre s’y prendre

Pour une création d’entreprise ou un repositionnement, voici l’ordre qu’on suit :

  1. Le positionnement et les questions ci-dessus, en atelier d’une à deux heures.
  2. Les pistes de logo, deux ou trois, présentées en situation (sur une carte, une façade, un écran) et pas seulement sur fond blanc.
  3. L’affinage de la piste retenue, puis la charte graphique.
  4. Les premiers supports : cartes de visite, signature d’e-mail, réseaux sociaux.
  5. Le site internet, qui hérite naturellement de tout ce travail.

Faire le site avant d’avoir une identité, c’est s’exposer à le refaire. Le site est souvent votre support le plus vu ; il mérite de partir sur des bases solides. Si vous en êtes là, notre article sur le choix entre site vitrine et one page prend le relais.

Protéger son logo et son nom

Deux vérifications avant de tomber amoureux d’un nom ou d’un logo. D’abord, est-il libre ? Une recherche sur la base des marques de l’INPI et un coup d’œil aux noms de domaine disponibles évitent de recevoir une mise en demeure six mois après avoir imprimé mille plaquettes.

Ensuite, déposez-le. Un dépôt de marque en ligne à l’INPI coûte 190 € pour une classe de produits ou services, puis 40 € par classe supplémentaire, pour une protection de dix ans en France1. C’est peu au regard de ce qu’on investit dans une identité.

Enfin, vérifiez les droits. En France, le code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé soit mentionné par écrit, avec son étendue, sa destination, le territoire et la durée2. Sans cession écrite, le créateur reste titulaire des droits d’auteur sur votre logo, même si vous l’avez payé. Demandez une cession en bonne et due forme et les fichiers sources. C’est la même logique que pour un site, comme on l’explique dans notre article sur la propriété.

Le prix d’une identité qui tient la route

Un logo à 50 € sur une plateforme en ligne existe. Il est souvent dérivé d’un modèle vendu à des centaines d’autres entreprises, et livré sans charte ni cession de droits. À l’autre bout, les grandes agences facturent des dizaines de milliers d’euros pour une plateforme de marque complète. Entre les deux, une TPE ou une PME peut obtenir un logo original, sa charte et ses premiers supports pour un budget raisonnable, à condition que le travail de réflexion soit fait.

C’est le cœur de notre expertise Identité & charte graphique : logo, charte, cartes de visite, flyers, plaquettes. Et si vous avez besoin de photos ou de textes à la hauteur de votre nouvelle image, notre équipe contenus, photo et vidéo prend le relais. Un premier site simple comme l’offre Essentielle suffit souvent pour lancer la nouvelle identité en ligne.

Sources

  1. INPI, « Tarifs des procédures et prestations », grille applicable au 2 juillet 2026 : inpi.fr
  2. Code de la propriété intellectuelle, article L131-3 : legifrance.gouv.fr

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Une identité qui tient sur tous les supports.

Logo, charte, cartes, plaquettes, site : on part de votre métier, pas d’une banque de pictos.

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