Parlons projet

Sites web

Être propriétaire de son site : pourquoi c’est important

Payer au mois n’est pas le problème. Le problème, c’est de ne rien posséder à la fin. Location ou propriété : comment reconnaître le piège et ce qu’il faut exiger.

Par L’équipe APE Com’
· 6 min de lecture

Ça arrive bien plus souvent qu’on ne le croit. Un restaurateur, une gérante de cabinet, un artisan veut changer de prestataire et s’entend répondre : « Votre site ne vous appartient pas. » Au bout de quatre ans de mensualités, il découvre qu’il a loué une vitrine, et que le propriétaire garde les clés. Parfois même le nom de domaine, celui qui figure sur leurs camionnettes et leurs cartes de visite.

Ce n’est pas une rareté. C’est le modèle économique d’une partie du marché.

Location ou propriété : de quoi parle-t-on ?

Dans un contrat de location de site, vous payez un loyer mensuel pendant une durée fixe, souvent 36 ou 48 mois. Le site, son design, parfois ses textes et le nom de domaine restent la propriété du prestataire, ou d’une société de financement à qui le contrat a été cédé. Quand vous arrêtez de payer, le site s’éteint. Si vous voulez partir, vous repartez de zéro.

Dans un modèle de propriété, le site vous appartient : le thème, les contenus, la base de données, le nom de domaine. Vous pouvez payer en une fois ou au mois, et confier la maintenance à qui vous voulez. Si vous changez de prestataire, vous emportez tout.

Payer au mois n’est donc pas le problème. Le problème, c’est de ne rien posséder à la fin.

Comment reconnaître un contrat de location

Le mot « location » n’apparaît pas toujours. Les signaux qui doivent vous alerter :

  • un démarcheur qui insiste pour signer le jour même, avec une tablette et une « offre valable aujourd’hui » ;
  • un contrat signé avec une société, puis des prélèvements effectués par une autre, un organisme de financement ;
  • une durée ferme de quatre ou cinq ans, sans possibilité de résiliation anticipée, ou avec une indemnité égale à tous les loyers restants ;
  • aucune clause sur la propriété du site, des contenus et du nom de domaine à la fin du contrat ;
  • un nom de domaine enregistré au nom du prestataire.

Ce dernier point se vérifie en deux minutes : une recherche Whois sur votre domaine (sur le site de l’Afnic pour un .fr) indique qui en est le titulaire. Si ce n’est pas votre entreprise, posez la question tout de suite.

Ce que dit la loi

Deux textes protègent les petites entreprises, à condition de les connaître.

Le premier concerne les contrats signés hors établissement, typiquement après un démarchage dans vos locaux. Si votre entreprise compte cinq salariés au plus et que l’objet du contrat n’entre pas dans le champ de votre activité principale, l’article L221-3 du code de la consommation vous accorde une partie des protections d’un particulier, dont le droit de rétractation de quatorze jours prévu à l’article L221-181. La Cour de cassation l’a appliqué à un contrat de création de site internet signé par un architecte2. Et si le prestataire ne vous a pas informé de ce droit, le délai peut s’étendre jusqu’à douze mois.

Le second concerne les créations elles-mêmes. En droit français, un graphiste ou un développeur reste titulaire des droits d’auteur sur ce qu’il crée, sauf cession écrite qui précise chaque droit cédé, son étendue, sa destination, le territoire et la durée3. Payer une facture ne suffit pas à devenir propriétaire d’un design. Il faut que ce soit écrit.

Ces règles comportent des conditions et des exceptions. Si vous êtes déjà engagé dans un contrat qui pose problème, faites-le relire par un avocat ou rapprochez-vous de votre chambre de commerce ou de métiers avant d’agir.

Pourquoi la propriété change tout, même quand tout va bien

On pourrait croire que la question ne se pose qu’en cas de conflit. En réalité, elle conditionne tout ce que vous pourrez faire de votre site.

Votre référencement vous suit. Des années de travail sur Google sont attachées à votre domaine et à vos pages. Si vous devez repartir de zéro avec un nouveau domaine, vous perdez ce capital. On explique dans notre article sur les refontes combien il est précieux, et facile à perdre.

Vous pouvez faire évoluer le site. Ajouter des pages, un blog, une boutique, passer d’un one page à un site vitrine. Sur un site loué ou bâti sur une plateforme fermée, chaque évolution dépend du bon vouloir du loueur.

Vous gardez une monnaie d’échange. Un prestataire qui sait que vous pouvez partir avec votre site a toutes les raisons de bien vous servir. C’est sain, pour vous comme pour lui.

Le vrai coût d’un site loué

Faisons un calcul simple. Un contrat de location à 150 € HT par mois sur 48 mois, cela fait 7 200 € HT. Pour ce prix, on obtient sans difficulté un site sur mesure dont on est propriétaire, avec plusieurs années de maintenance. Au bout des quatre ans, dans un cas vous avez un site, dans l’autre vous avez des reçus.

Chez nous, les prix sont publics et le principe est le même pour toutes les offres. L’offre Essentielle coûte 49 € HT par mois pendant 48 mois, tout compris, et le site vous appartient dès le départ, thème et contenus compris. Les offres Présence, Existence et Sur-mesure peuvent être payées au mois ou à l’achat, avec la même garantie. Le détail des budgets du marché lyonnais est dans notre article sur le prix d’un site internet à Lyon en 2026.

Les cinq choses à exiger par écrit

Quel que soit votre prestataire, nous compris, demandez que le contrat précise :

  1. que le nom de domaine est enregistré au nom de votre entreprise ;
  2. que le site (design, thème, code, contenus) vous appartient, avec une cession de droits en bonne et due forme ;
  3. que vous disposez d’un accès administrateur au site et à l’hébergement, ou pouvez l’obtenir sur simple demande ;
  4. que vous pouvez récupérer une sauvegarde complète du site à tout moment ;
  5. les conditions de résiliation de la maintenance, indépendamment de la propriété du site.

Ces cinq points valent aussi pour une application mobile : code source, comptes des stores et serveurs doivent être à vous.

Notre position

On préfère garder nos clients parce qu’ils sont contents, pas parce qu’ils sont coincés. C’est pour ça que tous nos sites sont livrés en pleine propriété, que nous formons nos clients à les administrer quand ils le souhaitent, et qu’un client qui veut partir emporte son site avec lui. La porte reste ouverte, et c’est justement pour ça qu’on a envie que vous restiez.

Si vous avez un doute sur votre contrat actuel, commencez par la recherche Whois évoquée plus haut, puis relisez les clauses de propriété et de résiliation. Pour en savoir plus sur notre façon de travailler, faites un tour sur la page de l’agence.

Sources

  1. Code de la consommation, articles L221-3 et L221-18 (délai de rétractation) : legifrance.gouv.fr
  2. Cour de cassation, 1re chambre civile, 12 septembre 2018, n° 17-17.319, commentée par Eurojuris : eurojuris.fr
  3. Code de la propriété intellectuelle, article L131-3 : legifrance.gouv.fr

Passer à l’action

Un site qui vous appartient, prix affichés.

Quatre formules, du one page au sur-mesure. Hébergement, maintenance et assistance compris, et le site reste à vous.

Parlons de votre projet